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RÉSUMÉS
RÉSUMÉS
François Queyrel, Les sculptures grecques et les lieux
de mémoire du pouvoir : nouvelles orientations de la recherche
L’étude des sculptures en contexte conduit à les
replacer dans leur histoire et à poser la question
de la vision du spectateur et du commanditaire.
Aux époques classique et hellénistique, les sculptures de l’espace public représentent un enjeu de
mémorialisation qui les relie à la cité et constituent
un signe d’identité collective. Il a paru intéressant
de présenter un certain nombre de cas où les statues
sont étudiées comme des « lieux de mémoire », un
concept utilisé dans de nombreuses études parues
depuis 2000, surtout en Allemagne et aux ÉtatsUnis. Cette présentation historiographique des recherches publiées depuis le début du XXIe siècle met
en valeur le caractère multiforme de cette notion
à la mode, qui présente l’avantage d’insérer l’histoire de l’art dans une problématique historique.
Cet angle d’approche reste toutefois partiel, ne permettant d’étudier qu’une modalité particulière des
relations entre l’art et le pouvoir.
Agostino Paravicini Bagliani, Art et autoreprésentation : la figure du pape entre le XIe et le XIVe siècle
Les études de ces dernières décennies ont montré
que les papes des XIe au XIIIe siècles ont élaboré une
autoreprésentation très riche en recourant à une
créativité métaphorique, symbolique et rituelle qui
a placé au centre de l’attention le corps du pape luimême. Les études sur le mécénat artistique ont mis
en évidence la place centrale de la Rome pontificale
dans le panorama artistique européen, grâce à la
présence d’artistes tels que Pietro Cavallini, Jacopo
Torriti et Arnolfo di Cambio. Innocent III et Boniface VIII, en particulier, ont institué une stratégie
d’autoreprésentation novatrice que des recherches
récentes ont approfondie à plusieurs niveaux.
Ce programme avait pour objectif de soutenir le
rapprochement symbolique entre la figure du pape
et celle du Christ, et l’aspiration de ce premier à être
le « vrai empereur ». Sous Boniface VIII, la symbolique du pouvoir du pape connaît une extension
maximale. La tiare devient le symbole de la sommité de l’Arche de Noé, et les statues bonifaciennes
fondent l’autoreprésentation physique du pape.
Douglas Fordham, L’État, la nation et l’empire dans
l’histoire de l’art britannique de l’époque géorgienne
Depuis une dizaine d’années, les historiens de l’art
britannique ont manifesté un intérêt croissant pour
la structure de l’État britannique et son rapport
aux beaux-arts. Par une série de travaux explorant
l’esclavage et « l’Atlantique noire », l’empire et
l’identité nationale, et la nature hétérodoxe – tantôt
publique, tantôt privée – des institutions culturelles
britanniques, les historiens de l’art ont inauguré
ce que l’on pourrait nommer un « tournant politique » dans ce champ d’études. Cet article interroge
les raisons conjoncturelles de cette nouvelle orientation, et présente une analyse des monographies,
des ouvrages et des catalogues d’exposition récents
qui abordent les arts visuels et l’État entre la révolte
jacobite de 1745 et l’abolition de l’esclavage en 1838.
Rita Eder, Art et pouvoir au Mexique : loyautés et divergences
Cet article expose les tensions entre une histoire
de l’art qui s’identifie à l’État-nation d’une part,
et une pensée alternative dans les arts d’autre
part, qui tente de démonter l’édifice inébranlable
de l’historiographie nationaliste et la construction
visuelle engendrée par l’État en tant que vecteur
d’identification. Cette autre réflexion, qui se démarque du discours officiel, explore les images et
révèle la complexité de leurs significations ; elles
sont constitutives d’imaginaires capables de surpasser l’idée d’une identité nationale, pétrifiée et
éternelle. Différentes lignes convergent dans cette
exploration critique, parmi lesquelles la revalorisation de certaines icônes religieuses et l’approfondissement d’autres périodes historiques, différentes
de la Révolution de 1910, mais également génératrices de l’imaginaire national. Un des thèmes qui
découle de ce nouveau regard est la réappropriation
du passé indigène par le biais d’images, de monuments et muséographies diverses, et par leur juxtaposition conflictuelle, alors qu’une volonté de
modernité de l’État se profilait déjà fortement dans
les dernières décennies du XIXe siècle. En d’autres
termes, la structure d’un pouvoir centralisé unifiant
artificiellement tous les passés et la diversité ethnique est devenue une priorité pour accéder à la
modernité. C’est cette conception centraliste qui a
suscité par opposition différents courants critiques,
aussi bien dans le domaine de l’art que dans celui
de son histoire, en ce qui concerne la problématique des relations entre art et pouvoir. Un point de
rupture important, quant aux politiques de représentation du pouvoir de l’État, fut celui causé par
le mouvement étudiant de 1968, qui questionna
l’image canonique du pouvoir officiel. Cette remise
en cause de la structuration visuelle du régime a
persisté dans les dernières décennies, l’art contemporain étant l’axe de réversion des signes nationaux
et de leurs relations avec le pouvoir.
PERSPECTIVE 2012 - 1
RÉSUMÉS 201
ART ET POUVOIR
ABSTRACTS
François Queyrel, Greek Sculpture as a lieu de mémoire: New Orientations in Research
The study of sculptures in their original physical
setting naturally leads to resituating them in their
historical context and questioning the vision of
both spectators and patrons. During the Classical
and Hellenistic periods, public sculpture had an
important memorializing function; embedded in
the city itself, these works served as signs of a collective identity. Considering the number of studies
released since 2000, especially in Germany and the
United States, that make use of the notion of lieu
de mémoire or Erinnerungsort, it seemed worthwhile
to present a certain number of cases in which it
is applied to the study of sculpture. This critical
presentation of scholarship published within the
past decade emphasizes the shifting meanings of
this term, which is particularly useful in integrating an art-historical approach within an historical
analysis. This angle of study, however, is necessarily incomplete, as the notion of lieu de mémoire can
only account for certain aspects of the interplay between art and power.
Agostino Paravicini Bagliani, Art and Self-Representation: The Figure of the Pope between the Eleventh and the
Fourteenth Centuries
Scholarship from the past decades has demonstrated that popes from the eleventh to the fourteenth centuries developed extremely elaborate
modes of self-representation. Their metaphorical,
symbolic and ritual creativity revolved around the
central entity of the pope’s body. Studies on artistic
patronage have revealed the central role of papal
Rome in the greater artistic landscape of Europe,
due to the contributions of artists such as Pietro
Cavallini, Jacopo Torriti, and Arnolfo di Cambio.
The strategies of self-representation employed by
Innocent III and Boniface VIII were particularly
innovative and multilayered, as recent research
has amply shown. Their objective was to affirm the
symbolic parallel between the figure of the pope
and that of Christ, and the former’s claim to being the “true emperor.” The symbolic vocabulary
of papal power reached it most extensive form
under Boniface VIII. The pope’s tiara was equated
with the summit of Noah’s ark, and the statues of
Boniface VIII provided a foundation for the physical self-representation of the pope.
202 RÉSUMÉS
PERSPECTIVE 2012 - 1
Douglas Fordham, State, Nation, and Empire in the
History of Georgian Art
Over the past decade, historians of British art have
become increasingly interested in the structure of
the British state and in its relationship to fine art.
Art historians have initiated what could be termed
a “political turn” in the field through a series of
studies on slavery and the Black Atlantic, empire
and national identity, and the heterodox nature,
both public and private, of British cultural institutions. This essay examines the timing of this political turn, and it discusses recent monographs,
edited volumes, and exhibition catalogues dealing
with visual art and the state between the Jacobite
Rebellion of 1745 and the full emancipation of
slaves in 1838.
Rita Eder, Art and Power in Mexico: Loyalties and Divergences
This article reveals the inherent tensions between
an art history that identifies itself with the nationstate and an alternative form of artistic reflection
that attempts to deconstruct the unshakable edifice
of nationalist historiography and the visual constructs propagated by the State as means of building identity. This self-reflection, which distinguishes
itself from official discourse, explores images and
reveals the complexity of their multiple meanings; these images are constitutive elements of the
imaginations that are necessary to move beyond the
idea of an eternal, and petrified, national identity.
This critical exploration includes the revaluation of
certain religious icons and the analysis of historical
periods other than that of the Revolution of 1910,
both of which participate in generating a national
imagination. The State experienced a strong push
towards modernity beginning in the last decades
of the nineteenth century. In other words, the creation of a centralized power structure capable of
artificially uniting diverse histories and ethnicities
became a necessary prerequisite of modernity. Reacting to this centralizing concept, different critical
movements, both artistic and art-historical, came
into being to tackle issues related to the art-power nexus. The student movement of 1968, which
questioned the canonical image of official power,
represented an important break with the past in this
regard. The rethinking of the visual structuring of
the regime that it engendered has since continued,
with contemporary art becoming a means to upend
national symbols and their relations to power.
RÉSUMÉS
ZUSAMMENFASSUNGEN
François Queyrel, Griechische Skulptur und die Erinnerungsorte der Macht: Neue Orientierungen in der Forschung
Die kontextgebundene Forschung beruht auf dem
Erfassen der Skulpturen in ihrer Geschichte und der
Frage nach der Bedeutung des Betrachters und des
Auftraggebers. Während der klassischen und der
hellenistischen Epoche funktionierten die Skulpturen im öffentlichen Raum vor allem als an die Polis
gebundene Memoriale als Ausdruck der kollektiven
Identität. Der Artikel stellt eine Anzahl von Studien vor, die sich mit dem Konzept der Skulptur als
„Erinnerungsort“ befassen und seit 2000 vor allem
in Deutschland und den USA veröffentlicht worden sind. Dieser historiografische Abriss über die
Forschung des neuen Jahrhunderts verweist auf
die wechselnden Charakteristika, die mit diesem in
Mode gekommenen Konzept jeweils assoziiert werden. Das Konzept des Erinnerungsortes hat zum
Vorteil, die Kunstgeschichte an eine Fragestellung
der Geschichtswissenschaften anzubinden. Diese
Herangehensweise bleibt jedoch fragmentär, da sie
lediglich eine Besonderheit der Beziehungen zwischen Kunst und Macht analysiert.
Agostino Paravicini Bagliani, Kunst und Selbstdarstellung: Die Papstfigur zwischen dem 11. und dem
14. Jahrhundert
Die Forschung der letzten Jahrzehnte hat die Vielfältigkeit der päpstlichen Selbstdarstellungen vom
11. bis zum 13. Jahrhundert aufgezeigt. Reich an
metaphorischer, symbolischer und ritueller Kreativität haben diese Selbstdarstellungen vor allem den
Körper selbst des Papstes in den Mittelpunkt gestellt. Die dem Mäzenatentum gewidmeten Studien
haben den zentralen Platz herausgestellt, den das
pontifikale Rom innerhalb des europäischen Kunstpanoramas, insbesondere durch Künstler wie Pietro
Cavallini, Jacopo Torriti und Arnolfo di Cambio, eingenommen hat. Besonders Innozenz III. und Bonifatius VIII. haben neue Strategien der Selbstdarstellung entwickelt, die in der aktuellen Forschung auf
unterschiedlichen Ebenen untersucht wurde. Dieses
bildnerische Programm hatte zum Ziel, die Papstfigur und seine Ambition, der „wahre Herrscher“ zu
sein, in die symbolische Nähe der Christusfigur zu
stellen. Unter Bonifatius VIII. erlebt die Symbolik
der päpstlichen Macht ihren Höhepunkt. Die Tiara wurde das Symbol der Spitze der Arche Noah,
während die Statuen von Bonifatius die physische
Selbstdarstellung des Papstes begründeten.
Douglas Fordham, Staat, Nation und Königreich in der
britischen Kunstgeschichte der georgianischen Epoche
Seit ca. zehn Jahren haben die Kunsthistoriker ein
besonderes Interesse an der britischen Staatsstruktur und ihrem Verhältnis zur Kunst entwickelt. Eine
Reihe von Studien hat sich mit der Sklaverei und
dem „schwarzen Atlantik“, dem Königreich und
der Frage nach der nationalen Identität, sowie der
heterodoxen Natur (mal öffentlich, mal privat) britischer Kulturinstitutionen beschäftigt. Die Kunsthistoriker haben dank dieser Untersuchungen eine
Art politische Wende in dieses Forschungsfeld eingeführt. Dieser Artikel befragt die konjunkturellen
Gründe für diese Neuorientierung und stellt die
jüngsten Veröffentlichungen (Monographien, Aufsatzsammlungen und Ausstellungskataloge) vor,
die sich mit dem Thema Kunst und Staat zwischen
der Jakobiterrevolte von 1745 und der Abschaffung
der Sklaverei 1838 befassen.
Rita Eder, Kunst und Macht in Mexiko: Zwischen Loyalität und Divergenz
Dieser Artikel beschäftigt sich mit dem Spannungsfeld einer Kunstgeschichte, die sich einerseits mit dem Nationalstaat identifiziert, und einer
alternativen Position andererseits, die versucht,
eine unerschütterliche nationalistische Kunstgeschichtsschreibung und die visuellen Konstrukte
des Staates als Identitätsvektoren zu demontieren.
Diese kritische Herangehensweise, die vom offiziellen Diskurs abweicht, erforscht die Bilder und die
Komplexität ihrer Bedeutungen. Sie konstituiert
Vorstellungswelten, die in der Lage sind, die Idee
einer für die Ewigkeit festgeschriebenen nationalen
Identität zu widerlegen. Verschiedene Aspekte werden in dieser kritischen Betrachtung zusammengeführt, darunter die Aufwertung mancher religiöser
Ikonen sowie die Analyse anderer historischer Perioden, als die der Revolution von 1910, die jedoch
nicht weniger die nationale Vorstellungswelt geprägt haben. Unter den Fragestellungen, die diese
neue Perspektive freilegt, befindet sich die Wiederaneignung der Vergangenheit der Ureinwohner über
Bilder, Bauwerke, verschiedene Ausstellungsstrategien und ihre konfliktreiche Gegenüberstellung
zu anderen Aspekten des nationalen Bewusstseins.
Bereits in den letzten Jahrzehnten des 19. Jahrhunderts hatte sich ein Wunsch nach der Modernisierung des Staates abgezeichnet. Die Struktur einer
zentralisierten Macht, die auf künstliche Weise alle
unterschiedlichen Vergangenheiten und ethnische
Vielfalt vereinheitlichen sollte, wurde zu einer Priorität, um den Zugang zur Moderne zu erlangen. Genau diese zentralistische Konzeption hat, in Bezug
auf die Beziehungen zwischen Kunst und Macht,
PERSPECTIVE 2012 - 1
RÉSUMÉS 203
ART ET POUVOIR
kritische, in der Opposition verankerte Strömungen
sowohl im Bereich der bildenden Künste, als auch
in der Kunstgeschichte hervorgebracht. Die Studentenbewegung von 1968 stellt eine bedeutende
Zäsur für die Repräsentationspolitik der Staatsmacht dar, da sie das kanonisierte Bild der offiziellen Macht angriff. Dieses Hinterfragen der visuellen Strukturierung des Regimes hat überdauert;
vor allem die zeitgenössische Kunst ist ein Ort der
Umkehrung der nationalen Zeichen und ihrer Beziehungen zur Macht geworden.
RIASSUNTI
François Queyrel, Le sculture greche e i luoghi di
memoria del potere: nuovi orientamenti della ricerca
Lo studio delle sculture nel loro contesto conduce
a ricollocarle nella storia e a porre il problema
della visione dello spettatore e del committente.
In età classica ed ellenistica, le sculture dello
spazio pubblico rappresentano un tentativo di
“memorializzazione” che le ricollega alla città, e
costituiscono un simbolo di identità collettiva. È
sembrato interessante presentare un certo numero
di casi in cui le statue sono studiate come “luoghi
di memoria”, un concetto utilizzato in numerosi
studi pubblicati a partire dal 2000, soprattutto in
Germania e negli Stati Uniti. La presentazione
storiografica delle ricerche pubblicate dall’inizio del
XXI secolo mette in valore il carattere multiforme di
questa nozione alla moda, che presenta il vantaggio
di collocare la storia dell’arte in una prospettiva
storica. Un simile angolo di approccio rimane
tuttavia parziale, poiché esso non consente di
studiare che una singola sfaccettatura dei rapporti
tra l’arte e il potere.
Agostino Paravicini Bagliani, Arte e autorappresentazione: la figura del papa tra l’XI e il XIV secolo
Gli studi di questi ultimi decenni hanno mostrato
che i papi dall’XI al XIII secolo misero a punto
un’autorappresentazione ben calcolata. Essi fecero
ricorso ad una creatività metaforica, simbolica e
rituale che ha collocato al centro dell’attenzione il
corpo del papa medesimo. Gli studi sul mecenatismo
artistico hanno messo in evidenza il ruolo centrale
della Roma pontificia nel panorama artistico
europeo, grazie ad artisti quali Pietro Cavallini,
Jacopo Torriti e Arnolfo di Cambio. Innocenzo III
e Bonifacio VIII costruirono in particolare una
strategia di autorappresentazione innovativa,
che ricerche recenti hanno approfondito a vari
livelli. Questo programma aveva come obiettivo
di affermare il confronto simbolico tra la figura
204 RÉSUMÉS
PERSPECTIVE 2012 - 1
del papa e quella di Cristo, e la sua aspirazione ad
essere il “vero imperatore”. Sotto Bonifacio VIII, la
simbologia del potere del papa conosce il massimo
sviluppo. La tiara diviene simbolo della sommità
dell’arca di Noé e le statue di Bonifacio fondano
l’autorappresentazione fisica del papa.
Douglas Fordham, Lo Stato, la nazione e l’impero nella
storia dell’arte britannica dell’epoca georgiana
Da una decina di anni gli storici dell’arte hanno manifestato un interesse crescente per la struttura dello Stato britannico e per il suo rapporto con le Belle
Arti. Attraverso una serie di saggi che indagano la
schiavitù e “l’Atlantico nero”, l’impero e l’identità
nazionale, e la natura eterodossa – ora pubblica,
ora privata – delle istituzione culturali britanniche,
gli storici dell’arte hanno inaugurato quella che si
potrebbe chiamare una “svolta politica” in questo
campo di studi. L’articolo indaga le congiunture di
questa nuova orientazione, e presenta un’analisi
delle monografie, dei testi e dei cataloghi di mostre
recenti che trattano delle arti visive e dello Stato tra
l’insurrezione giacobita del 1745 e l’abolizione della
schiavitù nel 1838.
Rita Eder, Arte e potere in Messico: lealtà e divergenze
L’articolo espone le tensioni tra, da una parte,
una storia dell’arte che si identifica con lo Statonazione e, dall’altra, un pensiero alternativo delle
arti, che tenta di smontare l’edificio granitico della
storiografia nazionalista e la costruzione visiva
proposta dallo Stato come forma di identificazione.
Quest’ultima riflessione, che prende le distanze
dal discorso ufficiale, esplora le immagini e rivela
la complessità dei loro significati: esse sono
costitutive di immaginari capaci di oltrepassare
l’idea di un’identità nazionale, pietrificata ed
eterna. Diversi aspetti convergono nell’esplorazione
critica, tra i quali la rivalutazione di alcune icone
religiose, e l’analisi di periodi storici diversi dalla
rivoluzione del 1910 ma comunque generatori
dell’immaginario nazionale. Uno dei temi rivelati
da questa nuova prospettiva è la riappropriazione
del passato indigeno da parte delle immagini, dei
monumenti, delle museografie diverse, e della
loro giustapposizione conflittuale con altri aspetti
dell’immaginario nazionale. In parallelo, una
volontà di modernità dello Stato si profilava già
con forza negli ultimi decenni del XIX secolo. In
altri termini, la struttura di un potere centralizzato,
che omologava in maniera artificiale i vari passati
e la diversità etnica, è diventata una priorità per
accedere alla modernità. È una simile concezione
centralizzatrice che ha stimolato, per opposizione,
RÉSUMÉS
differenti correnti critiche sia nell’ambito dell’arte
che in quello della storia dell’arte, riguardanti il
problema delle relazioni tra arte e potere. Un punto
di rottura importante, relativo alle politiche di
rappresentazione del potere dello Stato, fu quello
causato dal movimento studentesco del 1968, che
interrogò l’immagine canonica del potere ufficiale.
Questa rimessa in questione dell’organizzazione
visiva del regime proseguì ancora in seguito, giacché
l’arte contemporanea era divenuta l’asse di rivolta
contro i simboli nazionali e contro le loro relazioni
con il potere.
RESÚMENES
François Queyrel, Las esculturas griegas y los lugares
de memoria del poder: nuevas orientaciones de la investigación
El estudio de las esculturas en contexto conduce a
situarlas en su historia y a plantearse la visión del
espectador y del comanditario. En la edad clásica y
helenística, podemos apreciar en las esculturas del
espacio público una dimensión de memorialización
que les vincula a la polis y así constituyen un signo
de identidad colectiva. Nos pareció interesante presentar ciertos casos en que las estatuas se estudian
como « lugares de memoria », un concepto manejado en numerosos estudios publicados a partir del
año 2000, sobre todo en Alemania y en los Estados
Unidos. Esta presentación historiográfica de las investigaciones publicadas en los comienzos del siglo
XXI destaca el carácter multiforme de dicha noción,
que está de moda y tiene el mérito de insertar la
historia del arte en una problemática histórica. Sin
embargo, el enfoque no es más que parcial y sólo
permite estudiar una modalidad particular de las
relaciones entre el arte y el poder.
Agostino Paravicini Bagliani, Arte y autorepresentación: la figura del papa entre los siglos XI y XIV
Los estudios de las últimas décadas han demostrado
que entre los siglos XI y XIII se elaboró una riquísima
autorepresentación del papado. Se acudió a una
creatividad metafórica, simbólica y ritual que colocó
en el centro de atención el mismo cuerpo del papa.
Los estudios sobre el mecenazgo artístico pusieron
en evidencia la plaza central de la Roma pontifical
en el panorama artístico europeo, gracias a artistas
como Pietro Cavallini, Jacopo Torriti y Arnolfo di
Cambio. Inocencio III y Bonifacio VIII en concreto
construyeron una novadora estrategia de autorepresentación que recientes investigaciones exploraron a distintos niveles. El programa tenía por objetivo reforzar el simbólico acercamiento entre la figura
del papa y la de Cristo, así como su aspiración por
ser el « emperador verdadero». Con Bonifacio VIII,
la simbólica del poder del papa conoce una máxima
extensión. La tiara se convierte en el símbolo de la
cumbre del arca de Noé, y las estatuas bonifacianas
fundamentan la autorepresentación física del papa.
Douglas Fordham, El Estado, la nación y el imperio en
la historia del arte británico de la época georgiana
Desde hace unos diez años, los historiadores del arte
británico han manifestado un creciente interés por
la estructura del Estado británico et su relación con
las bellas artes. En una serie de trabajos de investigación sobre la esclavitud y la « atlántica negra »,
el imperio y la identidad nacional así como la naturaleza heterodoxa –ora pública, ora privada – de
las instituciones culturales británicas, los historiadores del arte inauguraron lo que podría calificarse
de « viraje político » en este campo de estudio. Este
artículo examina las razones coyunturales de dicha
nueva orientación y presenta un análisis de las monografías, estudios y recientes catálogos de exposición que enfocan las artes visuales y el Estado entre
el levantamiento jacobita de 1745 y la abolición de
la esclavitud en 1838.
Rita Eder, Arte y poder en México: lealtades y discrepancias
Arte y poder en México: lealtades y discrepancias, expone las tensiones entre una historia del arte que se
identifica con el Estado/Nación y un pensamiento
alternativo en las artes que intenta desmontar el
sólido edificio de la historiografía nacionalista y la
construcción visual generada por el Estado como
instrumento de identificación. Esa otra reflexión
que se deslinda del discurso oficial, explora las imágenes desde una significación compleja y anclada
en la noción de imaginarios que contraviene la
idea de lo nacional como algo petrificado y eterno.
Varias líneas confluyen en esta exploración crítica,
entre ellas, la revaloración de determinados íconos
religiosos y el viraje de numerosas investigaciones
hacia otros períodos históricos distintos de la Revolución de 1910 como generadores del imaginario
nacional. Uno de los temas que surgen de este mirar
hacia otros momentos de la historia, es la reapropiación del pasado indígena en imágenes, monumentos, museografías diversas y su yuxtaposición
conflictiva frente a la deseada modernidad del Estado que ya se perfilaba con fuerza en las últimas
décadas del sigloXIX. Dicho de otro modo, la estructura de un poder centralizado que unificara artificialmente todos los pasados así como la diversidad
étnica se convirtió en una prioridad para acceder a
la modernidad. Es esta concepción centralista la que
PERSPECTIVE 2012 - 1
RÉSUMÉS 205
ART ET POUVOIR
ha generado por oposición varias corrientes críticas
tanto en el campo del arte como en el de la historia
del arte frente a la problemática de las relaciones
entre arte y poder. Un punto de quiebre importante
de las políticas de representación del poder del Estado fue el causado por el Movimiento estudiantil
de 1968, el cual dejó en entredicho la imagen canónica del poder oficial. Este cuestionamiento a la estructuración visual del régimen ha persistido en las
últimas décadas, siendo el arte contemporáneo el
eje de la reversión de los signos nacionales y de sus
relaciones con el poder.
CRÉDITS PHOTOGRAPHIQUES
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(p. 62)
Hans Haacke © ADAGP, Paris 2012 (p. 65)
Joseph Kosuth © ADAGP, Paris 2012 (p. 67)
© Jumana Emil Abboud (p. 67)
Gypsothèque, Musées des Universités de Strasbourg (p. 73)
© Museum of Fine Arts, Boston (p. 74)
Christine Papasdamati-von Moock (p. 76)
Florence André (p. 78)
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Manolis Korres (p. 80 et 85)
Istanbul, Musées archéologiques (p. 82)
Glyptothèque Ny Carlsberg (p. 87)
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cliché École française d’Athènes, Photo Collet (p. 88)
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Yale Center for British Art, Paul Mellon Collection (p. 117)
Paris, Bibliothèque Mazarine (p. 120)
Huntington Library, San Marino, California (p. 121)
London, National Maritime Museum, Greenwich (p. 123)
National Library of Australia (p. 124)
© The Foundling Museum, London (p. 128)
© Trustees of the British Museum (p. 131)
Photo Pedro Ángeles, 1995 (p. 138)
Photo Luis días y Rubén Orozco (p. 139)
Photo Salas Portugal, Archivo Salas Portugal (p. 141)
Photo Rocío Gamiño, Col. MUNAL-INBA. (p. 148)
Institut archéologique allemand, inv. 75.293. (p. 160)
Cabinet des Médailles, Bibliothèque nationale de France (p. 163)
Institut archéologique allemand, inv. 72.2400 (p. 164)
UNESCO/A Lezine (p. 181)
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